Brève histoire de Saint-Arnoult-en-Yvelines

logo-shsa.jpgUn site du néolithique : Comme l’ont prouvé de récentes fouilles, on découvrit, à SAINT-ARNOULT-en-Yvelines, l’un des rares sites d’Île de France, du néolithique final.

Une nécropole gallo-romaine : Ce territoire faisait partie de l’immense forêt d’Yveline. Il fut traversé par la Voie Romaine venant de Carnotum (Chartres) pour se diriger, d’une part vers Lutèce (Paris), d’autre part vers Châtre (Arpajon) et la Brie. Sur la rive gauche de la Remarde, existait une nécropole gallo-romaine sur le coteau des Chatras, comme en témoigne un vase funéraire du III ème siècle, trouvé lors de fouilles en 1960. Le site était, depuis fort longtemps, habité par des peuplades,dont nous avons retrouvé les outils : haches polies, pointes de silex, bi-faces.

Début de l'histoire en 535 : L’histoire de notre Commune commence en 535 lorsque le convoi funèbre d’ARNOUL venant de Reims, via Meaux, Gournay sur Marne, la Brie, la vallée de l’Orge, arriva non loin de l’actuelle Rochefort-en-Yvelines, au pied de la butte de Normont.

ARNOUL était issu d’une famille franque de la région de Rethel dans les Ardennes ; il fut élevé à la cour de Reims et remarqué par Rémi. Le roi Clovis lui donna une de ses nièces en mariage, dénommée SCARIBERGE. Il voyagea en tant qu’émissaire, de Rome à Constantinople, de Jérusalem à Ravenne ; il fut élu évêque intérimaire de Tours ; il reprit ses voyages vers Poitiers et l’Espagne où il combattit l’Arianisme. Etant revenu à Reims lors de la mort de Saint Rémi, il fut assassiné dans cette ville, rue du Barbatre.

Conformément à ses vœux, son épouse SCARIBERGE décida d’acheminer son corps vers Tours où il avait été prélat ; c’est ce convoi funèbre qui arriva en forêt d’Yveline vers 535, en cet endroit que l’on nomme Saint-Arnoult-en-Yvelines à la frontière des Carnutes et des Parisii.

N’ayant pas voulu payer le droit de péage, le chariot contenant la dépouille de l’évêque ne pût repartir. D’après la légende, la volonté divine se réalisait. SCARIBERGE décida d’enterrer son mari sur place. L’église catholique le canonisa sous le nom de SAINT ARNOUL d’Yveline ; il devint le patron de l’YVELINE.

Un prieuré : Un prieuré bénédictin, dépendant de l’abbaye de Saint Maur, fut construit sur le tombeau d’ARNOUL qui, par la suite, devint la crypte de l’église actuelle. En 935, un moine indélicat vendit à Raoul de Crépy-en-Valois, une partie des reliques de Saint ARNOUL et de son épouse. Ce seigneur créa, au nord de Paris, la grande Abbaye clunisienne de «Saint ARNOULD» (sic).

On garda jalousement dans notre Commune, les restes du corps du Saint et de Scariberge, conservés dans un reliquaire situé dans la chapelle du bas-côté nord de l’église.

Le culte de Saint Arnoul : Au retour de la 1 ère croisade, Guy-le-Rouge, seigneur de Rochefort, dont dépendait Saint-Arnoult-en-Yvelines, célébra le culte d’ARNOUL et le propagea tout autour de Paris, dans la Brie, dans le Beauvaisis, dans le Pays Chartrais jusqu’à Vendôme et en Normandie. Les successeurs des Rochefort, les Comtes de Montfort, poursuivirent l’œuvre de Guy-le-Rouge.

En 1649, un autre seigneur de Saint-ARNOULT, Jean de la Chaize de Pontbriand, souhaita que son cœur soit enchâssé dans le mur du collatéral nord de l’église. On ne le retrouva qu’en 1972, lors de travaux de ravalement.


st-arnoult-2-5.jpegDéveloppement du Moyen Âge au XVII ème siècle
: Du fait du culte voué à Saint ARNOUL, la Commune, située surst-arnoult-3.jpeg les voies des pèlerinages de Saint-Martin-de-Tours et de Saint-Jacques-de-Compostelle, se développa. Elle comptait à la fin du Moyen Âge, 1500 habitants. Des rues et ruelles aux noms évocateurs : rues des bouchers, du martroy, des prêtres
, des papegauts, de la truie qui file, de la cage, du dauphin couronné … rappellent la disposition du village et sa vie au Moyen âge. Les auberges florissaient de part et d’autre de la Grande Rue, on en dénombrait, à la fin du XVII ème siècle plus de 60. Devant l’extension de la cité, en 1498, Louis XII autorisa un marché aux grains et une foire devant la léproserie (stade actuel) et François Ier permit aux habitants, en 1545, de s’entourer de murailles aux 5 portes.

Un séjour pour des princes et des rois : De nombreux Princes et Rois séjournèrent à Saint-Arnoult : Marie de MEDICIS, Philippe le HARDI, le Grand CONDE, HENRI IV, FRANCOIS Ier, LOUIS XIII, LOUIS XIV, LOUIS XVI, NAPOLEON Ier. Les ROHAN rachetèrent la Seigneurie de Saint-Arnoult aux évêques de Paris en 1702 et propagèrent le culte de Saint ARNOUL en Bretagne (Noyal-Pontivy). A la Révolution, Saint-Arnoult fut débaptisé pour s’appeler Montagne-sur-Remarde. Des habitants ayant caché les Reliques de Saint ARNOUL et de Sainte Scariberge, furent emprisonnés à la prison des Récollets de Versailles. Après une pétition, ils furent relâchés et les révolutionnaires acceptèrent de contresigner le procès-verbal de reconnaissance des reliques, daté de 1796. Un personnage étonnant, NAUNDORFF, se prétendant Louis XVII, habita la Commune entre 1833 et 1836, il y fit sa communion et revendiqua ses droits à la Couronne de France.

st-arnoult-2-4.jpegUn chef-lieu de canton au siècle dernier : En 1930, l’ancienne ligne de chemin de fer Paris-Chartres par Saint-Arnoult et Gallardon, fut inaugurée lors d’un grand défilé sur la place du marché mais ne fut jamais achevée. La Municipalité, depuis la Révolution, avait toujours souhaité devenir chef-lieu de canton. Ce ne fut qu’en 1966 que son vœu fut exaucé. 

Aragon : En 1951, le poète Aragon et son épouse Elsa Triolet décidèrent de se retirer dans l'un des 7 moulins à eau qui s’échelonnaient le long de la Remarde : à savoir, 3 en amont (Villeneuve, La Planche, le Mesnil), 3 en aval (Nuisement, Trévois et Neuf) et 1 intra-muros (le Souflet). Ils sont d’ailleurs enterrés, selon leur vœu, dans le parc du moulin de Villeneuve. 

Le XXI ème siècle : Le vieux péage des Carnutes qui a stoppé, en 535, le convoi funèbre d’ARNOUL, a curieusement survécu au XXI ème siècle, dans le péage autoroutier de Saint-Arnoult-en-Yvelines, le plus grand d’Europe.

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Saint-Arnoult, ancienne cité médiévale, a préservé son environnement dans l’écrin de verdurest-arnoult.jpeg de la forêt d’Yveline. Centre culturel, Saint-Arnoult-en-Yvelines possède un Musée Municipal des Arts et Traditions Populaires, animé par la Société Historique, un musée Aragon et Elsa Triolet (http://www.musee-triolet-aragon.fr), un conservatoire de musique, une bibliothèque et surtout une église exceptionnelle, classée monument historique, répertoriée dans les dix premiers monuments chrétiens d’île de France, construite sur le tombeau de Saint ARNOUL, Patron de l’Yveline. Située sur la route des écrivains, c’est aussi une ville touristique, avec ses promenades, son parc, son plan d’eau et ses installations sportives http://www.saintarnoultenyvelines.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Date de dernière mise à jour : 2014-09-28 05:27:47

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